Dans N'espérez pas vous débarrasser des livres Umberto livre cette réflexion : « C'est le cas de la Joconde Vinci a fait des choses que je considère plus belles, par exemple la Vierge aux rochers ou la Dame à l'hermine. Mais la Joconde a reçu plus d'interprétations, lesquelles, comme des couches sédimentaires, se sont déposées avec le temps sur la toile en la transformant. » Et les choses ne sont pas prêtes de changer car aux couches critiques, la muséographie du Louvre ajoute une dimension mythique au détriment de la Vierge aux Rochers dont nous reparlerons un jour très longuement.
vendredi 11 décembre 2009
mardi 24 novembre 2009
Le pape a dit

Devant un parterre d'artistes Bénédict 16 fait la leçon :" La beauté [de l'art sans restriction, c'est à dire les images, la musique, la poésie etc.] peut devenir un chemin vers la transcendance, vers l'ultime Mystère, vers Dieu" Ces mots prononcés sous la "protection" du Jugement dernier de M-A nous plongent dans le tréfonds des mystères de l'art religieux, de l'art magique. Ils nous plongent un peu moins de 500 ans en arrière quand les "papes Paul 3 et 4" voulaient mettre à bas l'œuvre de M-A pour une licence dont nous discuterons un jour. Ils nous plongent dans les querelles byzantines sur la force et le pouvoir de l'image, notamment de l'icône. Image figée pour des siècles et des siècles dont la modernité n'a pour équivalent que sa désuétude. Ils nous plongent dans les grottes de Lascaux où faute de mot et de repère l'homme moderne se sent démuni, seulement transporté. Merde rien ne change ? Si sûrement. Cet appel est assez étonnant. Je ne veux pas y lire une faiblesse du christianisme, je ne suis pas historien de la religion, mais depuis, disons Constantin (je sais que c'est faux mais je n'ai pas le temps de fouiller) la force de l'art c'est d'être au service ou non du dogme, la force du Vatican. C'est vrai pour M-A, dont la piété est indiscutable, c'est vrai pour Messiaen ou Part, c'est vrai aussi de Peter Fryer, mais aussi pour tous ces artistes qui depuis des siècles basculent dans un art profane, un art pour l'art, un art pour l'argent.
Ce dernier élément n'est pas absent des œuvres de M-A ou Léonard, il est même très prégnant pour le peintre de la Sixtine, mais le logiciel des artistes est alors bcp plus riche. Ils peuvent jouer sur plusieurs tableaux ;-) et encore M-A refusa le portrait et le paysage. De nos jours commander une crucifixion, une madone est incongru, exposer une Cène, sauf à détourner celle du Vinci, passe pour être ringard. Les plasticiens semblent plus frileux a chercher des motifs d’inspiration dans les sources religieuses, pourquoi ? Ils se privent de motifs oh combien modernes, Fryer le prouve, révolutionnaires et personnels. Ils ne craignent plus l’excommunication ou l’inquisition. Il ne s’agit pas de verser dans l’apologie ou le prosélytisme, au contraire, mais de fournir aux Hommes des motifs de réflexion, d’occuper un terrain qui ne peut être laissé au seul dogme, à l’image des interprétations, digressions offertes pas les anciens.
jeudi 19 novembre 2009
Michel-Ange et le Vatican
Si mes souvenirs sont exacts, la cagnotte de l'artiste s'élevait à près de 30 000 ducats à la fin de sa vie. M-A était riche très riche, mais au regard de son génie que pesaient ces 20 M€ ? Rien. Les florentins voulaient absolument récupéré sa dépouille, le Vatican ses notes, dessins et oeuvres restées dans l'atelier romain. Quand la famille vint récupérer le coffre rempli d'argent, personne ne s'en souciat. Le trésor de M-A, les trésors, sont hors de prix et pourtant disponibles pour tous.
mercredi 4 novembre 2009
La Joconde et son sourire, encore et encore

Une équipe de chercheurs d'Alicante en neurosciences nous révèle le secret du sourire de la Joconde : Elle nous sourit, ou bien non. Ca dépend. De quoi ? De nos cellules rétiniennes et des canaux de transmissions au cerveau. Parfois un canal supplante l'autre et elle paraît nous sourire, parfois c'est l'inverse. Comme quoi chacun y voit ce qu'il veut ;-)
Pendant ce temps là une équipe anglaise détournait l'icône pour décorer le parvis d'un centre commercial. C'est la plus grande "représentation", jamais réalisée. Bof.
samedi 31 octobre 2009
Rififi chez Vasari
Une fois sortie de la Capella Bacci, sise à Arezzo, que faire? Prendre une bière et lire la vie de Piero della Francesca, visiter le quartier des antiquaires, une spécialité arétine, se rendre à la casa Vasari ? Tout est possible sauf si la brève rédigée à partir de plusieurs sources italiennes et publier par la Tribune de l'art dit vraie. Sans ses archives la maison du "dithyrambe" de la peinture toscane n'a presque plus de valeur.
Souhaitons une issue heureuse à cette affaire de gros sous.
jeudi 15 octobre 2009
Bianca Sforza suite
“There is no other known work by Leonardo on vellum, although Professor Kemp (citing a passage in Leonardo’s Ligny Memorandum) points out that, when French court painter Jean Perréal visited
Kemp, le monsieur Léonard chez la Perfide Albion (il y a un Monsieur Léonard dans chaque pays ;-)), justifie la technique employée par l’artiste pour renforcer l’attribution du portrait au maître. J’ai relu le Memorandum Ligny «
lundi 12 octobre 2009
Bianca Sforza

Ainsi donc le portrait ci-dessus serait bien de la main du Vinci. Il semble que la communauté des spécialistes vinciens souscrive à cette hypothèse. Il faudra donc se pencher sur le modèle pressenti comme étant Bianca Sforza et sa famille quand à Milan je vous conduirais.
Ludovic était plutôt moche, le profile de la jeune fille est plutôt joli. Mine de rien, ça inspire. Une expo en mars prochain devrait nous permettre de le voir de près, mais Göteborg c'est pas tout près.