vendredi 4 février 2011

Le corpus Léonardien

Jour après jour, année après année le corpus léonardien s'enrichit.
L'apport est-il à même de remettre en cause nos connaissance sur le maître ? Parfois.

C'est le cas pour la sculpture par exemple. Avec deux terres cuites, l'une dans une église l'autre en des mains privées, Léonard se voit à même de défendre ses convictions énoncées dans le Paragone. On ne le savait pas sculpteur, on pouvait l'accusé de mauvaise foi, même.

C'est l'iconographie aussi, avec les versions successives de la Vierge aux rochers. Et celles-ci de nous amener à une remise en cause des Ecritures, ou non.
Position intellectuelle et spirituelle nouvelle, intéressante et pleine de promesses.

Son entourage aussi s'élargit, son atelier prend de l'importance, ses épigones aussi au fur et à mesure d'une découverte, telle la Madone de Laroque. Qui est le maître de cette Madone ?

Chaque découverte nous permet aussi d'écorner le mythe, pour établir un profil bien moins mystérieux, plus humain, plus près de nous. Ses origines par exemple : une mère esclave originaire du moyen-orient. Les 1001 unes nuits ;-)

Une nouvelle page d'écriture, un nouveau dessin ne sont pas forcément des évènements.
Faire la part du bon grain de l'ivraie n'est pas aisé, il faut parfois attendre une autre découverte pour évaluer à la hausse ou à la baisse la précédente.
Egarés, oubliés, des éléments reviennent à la surface pour le plus grand bonheur du propriétaire, en premier lieu, pour la communauté scientifique ensuite, prompte à s'étriper pour imposer son point de vue quitte à abandonner tout esprit critique, pour le reste d'une humanité plus ou moins ignorante, en quête d'un héros, d'un génie.
C'est rassurant un héros.


lundi 31 janvier 2011

Léonard, pas Léonard, 7 M$ ou pas ?




Aux grès des ventes les dessins des artistes refont surface et leur attribution remise en cause.
Il faut choisir son camp ou pas après la lecture de l'article du The Art Newspaper.
En attendant allez au Louvre voir le tableau, dimanche prochain c'est gratuit.

jeudi 20 janvier 2011

Découverte d'un dessin égaré de Léonard


Artificiellement constitué, le Codex Atlantique est en l'état orphelin de plusieurs pages et dessins.
Un portrait, dont les analyses ont été menées dans les règles de l'art, peut lui être "restitué".
C'est une belle histoire. Il est plus difficile de suivre les inventeurs du dessin dans sa transformation en un autoportrait, en se basant sur l'analyse d'un petit texte pratiquement invisible et une comparaison avec l'auto-portrait de Turin dont on sait que ce n'est pas un auto-portrait.
Si l'analyse "graphologique" est tentante il faut trouver d'autres sources de comparaison.


mardi 18 janvier 2011

La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci

Après l'expo de Koekelberg et la seconde /troisième version de la Vierge aux rochers, Carlo Pedretti jetait un pavé dans la mare : Les 2 enfants n'étaient pas Jésus et saint Jean Baptiste.
Cette piste était documentée ensuite dans le catalogue avec pour base le travail de Krause Zimmer, sur les 2 Enfants Jésus.
Pendant deux ans j'ai travaillé sur cette nouvelle iconographie en tentant de découvrir comment Léonard pouvait avoir eu connaissance de ce mystère gnostique au 16ème siècle.
Notre connaissance de documents relatant les rencontres entre les 2 Enfants est récente, trop récente, à l'exemple de la Pistis Sophia dont parle Pedretti.
Invoquer la tradition orale est commode, mais sujette à caution, et celle-ci personne n'est en mesure de la donner.
Alors?
Alors il existe une autre piste : "la double dignité ambrosienne".
Il faut pour la remonter aborder le messianisme juif, comme pour les deux Enfants Jésus, puis quitter les rives de la Mer Morte pour la plaine du Pô, abandonner les gnostique pour saint Ambroise, un des pères de l'Eglise.
Ce n'est ni plus simple, ni moins mystérieux, mais beaucoup plus plausible.
Toutes les questions ne sont pas résolues, et tant mieux, mais notre approche scripturaire laisse moins de place aux doutes.
Evidemment pour en savoir plus il faut attendre la parution su l'iBook Store de la nouvelle version de la France de Léonard de Vinci.
Bientôt.

dimanche 9 janvier 2011

Le choix d'une couverture

Existe-t-il des spécialistes couverture pour un ouvrage?
Sûrement. Lisent-ils l'ouvrage à promouvoir, vendre, il faut le souhaiter.
L'auteur participe-t-il au choix ?
Pas sûr, dommage car toutes les pages, de la première à la dernière font l'oeuvre, sont le reflet de son travail de sa créativité.
Quand celle-ci est-elle conçue ?
Pour La Toscane de Michel-Ange, pas encore terminé, s'est imposée comme une évidence la Sibylle de Cumes.
Pourquoi un tel choix ?
Pour Dante, le poète auquel parfois s'identifie le sculpteur, Virgile est un guide.
Pour l'auteur de l 'Eneide le choix se porte sur la sibylle, celle représentée par M-A au plafond de la Sixtine, celle au sol de la cathèdrale de Sienne devant les statues du "divin", celle de saint Augustin etc.
Alors par transitivité de Virgile à Dante, et de Dante à M-A, la guide du premier s'est imposée pour le guide du dernier.

mercredi 15 décembre 2010

détester la Joconde pour aimer Léonard

A l'heure ou n'importe quel uluberlu, en l'occurrence un haut responsable du patrimoine italien, voit dans les yeux de la Joconde des lettres et des chiffres propres à déchiffrer Le Mystère, quel mystère, il n'est que temps d'y réfléchir.

Un truc de dingue? Peut-être.
Prenez le temps de lire Léonard, d’écouter ses contemporains, de voir autour de lui, pour vous faire une idée.
S’il faut toute la puissance et la magie du peintre de Mona Lisa pour circonscrir son univers, résumer toute une vie en écrivant deux mots tout simplement : « Mio Leonardo »; nous disposons nous aussi de deux signes ô combien magiques et puissants : un 0 et un 1.
Pour reléguer miss Gioconda dans les limbes, nous invoquons le point, la ligne, la note, la lettre et la tablette et avec un doigt, nous voyageons.

Avant nous ses yeux se sont posés sur le Dôme de Florence, avant nous son esprit a suivi les pas de Dante « dans la ruelle au Fouarre », avant nous il a aimé et détesté son modèle, apenté les murs d’Urbin, visité le marché aux esclaves de Venise, sur les traces de sa mère, écouté la musique de Trombocino et de Dufay, bu le vin du Chianti, mangé les olives de sa vallée, s’est baigné dans l’Arno et admiré la Sauldre, lu un livre, puis dix puis cent, fait l’amour et la guerre, rêvé d’Icare.
Il a pris soin de nous léguer un matériel incroyable, et nous nous arrêtons à un seul tableau.
Shame on us !
Pour réparer cet outrage il fallait, nourri de son enseignement, « figurer et décrire en même temps », penser numérique, écrire numérique en mode multi et hyper média, interactif, tactile.
Au sortir, des ouvrages à nul autres pareils. Ce n’est pas de la forfanterie, juste une passion guidée par une phrase de Stendhal, par un vers de Baudelaire, par la vie d’un artiste, par un tableau plus beau que les autres…pas sûr.

mardi 7 décembre 2010

Google édition

Reçu ce jour un message de Google pour le prochain programme.
Signature d'un avenant, mise à jour des fichiers et des méta-données pas encore vu les conditions commerciales ni les dates, mais c'est parti.
Qui d'Amazon ou de Google sera en lice le premier ?
2011 ça va barder ......enfin j'espére.