vendredi 9 janvier 2015

De l'apport du livre numérique à l'ekphrasis

J'en rêvais, l'iPad l'a fait ;-)
L'ekphrasis est, sommairement, la description d'une oeuvre picturale ou sculpturale par les mots. La première reconnue comme telle est la description du bouclier d'Achille par Homère.
Aujourd'hui,  toute personne confrontée à ce type d'exercice et n'ayant pas le talent de l'auteur de l'Iliade s'aide d'une ou plusieurs images pour allégé son propos.
Reste un truc assez chiant.
Il arrive souvent devoir faire référence à une plusieurs parties de l'oeuvre au cours du texte et celui-ci s'allongeant  l'image de l'oeuvre dans son ensemble n'est plus visible, n'est plus en mémoire.
Je n'ai encore jamais vu une édition papier sacrifier deux ou 3 pages voire plus pour représenter autant de fois que nécessaire l'image de référence.
En mode numérique cela ne poserait pas vraiment  de problème mais l'élégance de l'ouvrage en prendrait un coup.
Avec iBooks Author il existe une solution assez efficace : La fenêtre de défilement. C'est un Widget (la barre défilement) dont on ajuste la taille pour en faire une page.
On a donc sur la page de gauche, par exemple, la reproduction de l'Adoration des Mages de Léonard (une galerie que l'on peut afficher en plein écran avant de revenir à une "dimension  page") et sur la page de droite le texte défilant toujours en regard de notre image. On insère tout ce que l'on veut dans cet espace, détails de l'image, musiques etc. et peu importe la longueur du texte.

Vous me croirez si vous voulez mais c'est un avantage considérable en terme de confort de lecture  au regard du papier.

  

jeudi 1 janvier 2015

Le Da Vinci Coin

Le Da Vinci Coin, est  un jeu de mot un peu facile, j'en conviens, mais  ce petit texte propose un exercice amusant : projeter Léonard au 21e siècle. C’est parfaitement inutile, quoique, s'il  vous apprend  deux ou trois trucs......c’est déjà ça.


Sous le soleil de Toscane ou rue des Lombards à Paris, rien de nouveau. Au quatrocento comme au venticento  les problèmes pécuniaires alimentent toutes les conversations ; les chances d’un  bâtard de devenir l’égal des plus grands restent toujours aussi maigres et  l’exception confirme toujours la règle. La mère de Leonardo en est persuadée.

Circassienne, elle fuit les côtes de la mer Noire pour échouer à la Cantina di Toia de Bacchereto. Sa beauté bouleverserait encore une fois Voltaire. La jeune serveuse, proie facile pour un étudiant florentin en droit, se laisse séduire, passe une longue nuit dans son lit  et se tait quand le teste de grossesse vire au positif. 
Sa décision est prise, elle fera un enfant toute seule et il suffira à son bonheur.
Dès les petites classes le bambin se distingue par son coup de crayon, par une curiosité difficilement satisfaite : pourquoi ci, pourquoi ça, comment on ? 
Seulement voilà, l’atelier d’un Verrocchio, d’un Ghirlandaio , pour se hisser aux premiers barreaux de l’échelle sociale,  n’existent plus. L’artisanat a vécu.
Finito, les ciboires, châsses et reliquaires ; arrivederci les fresques  des autels d’églises et des  chapelles. Qui vit encore de la peinture, de la sculpture ? Même l’architecture ne nourrit que parcimonieusement son homme.  
Non importa, Caterina rêve d’un autre dessein pour son rejeton. Leïla Hagondokoff, mannequin vedette de chez Chanel, icône de la Circassie, est son modèle ; et  Florence pense supporter sans sourciller la comparaison avec Paris. Elle s’enorgueillit d’un Gucci, d’un Ferragamo et peut ouvrir les portes Ticinese ou  de Saint-Cloud, si d’aventure un jeune homme se sent pousser des ailes. La via Tornabuoni  vitrine de l’élégance toscane, n’est-elle pas une avenue Montaigne bis ? 
En l’arpentant peu de touristes sont victimes du syndrome de Stendhal, dommage pour eux. Ils ignorent presque tous la dispute entre Léonard et Michel-Ange à propos de Dante devant l’église Santa Trinita ;  ils ignorent presque tous le nombre de cercles de son Enfer.
Enfant,  chaque nouveau chant lui inspirait une terreur accrue, et la douce voix maternelle n’y faisait rien.  Adulte, il sourit quand un amant, un ami lui promettent, le sixième voir le septième cercle, ceux des sodomites et des  épicuriens. Sa réponse est invariable :  Charon se chargerait de lui indiquer le chemin. Tout compte fait c’est plus simple. 
Être capable de rivaliser avec le O de Giotto n’a plus aucune valeur.  
Si sa mère rêve mode, elle garde aussi le souvenir de la puissance de l’érudition, du beau parler et du savoir. Il signore Marconi, ça ne s’invente pas, mentor, ne l’a jamais contrarié sur ce point. En inoculant à l’orphelin de père le goût des mathématiques, en lui offrant son premier PC, made in Ivrea, il le conduit à suivre plusieurs voies parallèles, à ne pas choisir entre plusieurs plusieurs cursus , mais à les embrasser tous. 
Les uns l’amusent et comblent l’amour de sa vie, les autres le passionnent ; et quand l’élève dépasse le maître ce dernier en est satisfait. 
Diplômes en poches, Leonardo  quitte sa chambre avec vue sur Fiesole via del Agnolo pour un appart dans l’Oltrarno.  Et chaque matin il embauche pour dessiner des accessoires de modes. Sacs, ceintures, porte-monnaies  et porte-clefs, vestes et pantalons de cuir, autant de motifs pour s’assurer un excellent salaire, mais quel ennui.
En fait la cité du lys est trop cuir, trop bourgeoise, trop lisse. Quoi qu’on en dise, elle a perdu de sa superbe. Pise et Sienne se sont définitivement affranchies de son emprise, si ses murs d’enceinte ne sont plus, elle reste quand même confinée. 
L’aiguille de la boussole indique le nord, pourquoi ne pas la suivre ? 
Son portfolio, CV des artistes, a séduit. Milan l’attend ; lui et son crayon, lui et ses prises de vues, lui et sa créativité.
Quel oeil, aurait dit Cézanne. 
Quelques mois ont suffit. Ses photos de mode sont devenues des icônes des galeries lombardes. Le Vatican n’a pas vraiment prisé sa mise en scène de la cène ; mais la courbe des ventes de la marque de chandails s’est affolée, et le Japon raffole de lui. On attend la grande expo dans un musée d’art moderne de Berlin, Paris ou Tokyo….  Dubaï s’est retirée. 
Eros Socraticus. Le thème fait déjà scandale, la bourgeoisie ambrosienne y voit l’écho de ses frasques avec les éphèbes racolés dans le quartier ultra-branché des navigli. Son char de la Gay Pride au Carro della morte des bords de l’Arno.
En sortant de la Scala, on discourt sur ce talent multiple, on se remémore, aux pieds de la statue ignoble du Vinci,  les propos de Vasari reprochant une telle dispersion, une telle débauche d’énergie et de lucre. 
L’époque segmente, spécialise, culpabilise  pour mieux presser et vous jeter ;  malattia del “martalismo” (che viene da Marta) diagnostique  François. Comprenne qui pourra, qui aura pris le temps de se pencher sur les Écritures..… canoniques, patristiques  ou gnostiques. Temps perdu ? Pas sûr ! 
Si la rhétorique est passée de mode, on brille toujours de pouvoir expliquer l’iconographie de la Vierge aux rochers du Louvre en contant l’histoire des deux enfants Jésus dans l’art, en soulignant : une généalogie du Christ divergente selon Luc ou Matthieu, une dualité sacerdotale et  royale incompatible, sans oublier de s’en remettre à saint Ambroise pour conclure. On est à Milan.
Coqueluche des salons vous savez discourir sur la nature du temps à la suite de saint Augustin, et alors on vous pardonnera ce parti pris  pour la manufacture horlogère née sur le Ponte alle Grazie, fierté des plongeurs italiens. 
Leonardo est allé à bonne école, seulement il aime par dessus tout, à l’image du maître de la Joconde, les problèmes de probabilité sur une partie de balla, posés par Pacioli, la cryptographie, celle d’Alberti ou de Turing, les mathématiques appliquées en somme. Aussi quand en 2005  Nick Szabo propose à la petite communauté des crytographes les principes du bitgold, le toscan voit là une occasion unique de nourrir sa névrose. L’informaticien Américain a visé juste, tous les férus d’algorithmes et de codage peuvent avec une étincelle de génie mettre le feu.  Mettre en oeuvre une modalité de paiement de gré à gré, en lieu et place d’un modèle, dont Brunetto Latini s’était fait l’apologue dans Li livres dou trésor, administré  par un « tiers  confiance »,  état ou banque, voilà une idée lumineuse. 
Si la comptabilité en partie double dite à la vénitienne, est l’outil par excellence de l’homme d’affaires  de la Renaissance, des Médicis et autres Giocondo, du banquier de la Sérénissime ou  d’un  Fugger faiseur d’empereur, ils le doivent au Pisan  Fibonnaci. Pour leur part, les héritiers sis à New York ou Londres  sont grandement redevables à Paccioli et sa Summa, illustrée par Léonard.  En mettant à la portée de tous cette invention diabolique, ils peuvent chaque jours complexifier le modèle de base, et par un jeu savant de prolongations et ramifications formater  les masses et surtout les éloigner de la maîtrise des outils.  
Le DVCoin n’est pas un train bourré de dynamite prêt à faire péter les instances du pouvoir, Leonardo n’est point V. Il entrevoit juste la possibilité de secouer le joug, d’enfoncer un coin pour soulever cette chape de plomb chaque jour plus pesante. Entre utopie et dystopie  il existe peut-être une petite place ? 
On peut y réfléchir, on peut surtout agir contre le poids des banques ; déjà Léonard préférait confier son argent aux Franciscains de l’hôpital de Santa Maria Nuova, établissement créé par le père de Béatrice, celle de Dante.
Comme tout un chacun, les commissions frais et autres prélèvements plus ou moins opaques l’agacent, mais cela pèse peu face à la beauté de l’algorithme, à l’élégance du code, éléments imbriqués,  longuement muris et développés  pour transformer l’idée de Szabo en une réalité disponible pour tous ou presque, accessible à tous ou presque. 
Ces quelques raisons  suffisaient à faire germer en son esprit les prémices du  Da Vinci Coin. Sans le savoir toutes ses actions, ses choix, sa vie l’avaient prédisposé. 
Enfin,  Le premier qui oserait, s’imposerait.
Jour après jour,  le code ne génère ni une nouvelle devise, matière première ou monnaie mais un espace d’échange sécurisé et libéré. PGP avait montré la voie. 
Chaque ligne en s’incrémentant d’une tabulation puis en diminuant d’autant à la surface de l’écran dessinait la réhabilitation de Turing, injustement banni de la communauté scientifique pour homosexualité et pousser au suicide. 
Si Léonard avait enfourché la cause des artistes et notamment des peintres via le Paragone, Leonardo resterait dans l’ombre voire même épaissirait le mystère derrière un sfumato patronymique à consonance japonaise. 
Sublimer sa libido, abandonner la chair pour se vouer, tel Faust, à l’élaboration d’un cryptomonnaie seyant à tout le monde des geeks et des libertaires, des sans voix et des allumés, des névrosés. 
Le Da Vinci Coin, c’est l’alun de la papauté, des Médicis. Volterra à payer le prix du sang pour le savoir. Ne pas commettre la même erreur. Sa maîtrise assure la puissance, attise la convoitise. Certes, il faut miner, piocher, à l’image de ces pauvres bougres réduits en esclavage, mais seul, l’aventure est vouée à l’échec. Le réseau est l’allié par excellence. Le détourner à son seul profit est une erreur. La cohorte des early adopters, technologues, informaticiens et bidouilleurs en tout genre, est une alliée  dont la puissance est insoupçonnée. 

Da Vinci Coin is a new design for a fully peer-to-peer electronic cash system.
 A C++ implementation is under development for release 
as an open source project.

Depuis la proposition de Tim berner Lee pour HTTP, personne n’avait écrit de lignes aussi prometteuses. Les commentaires ne laissaient aucun doute, il fallait juste garder une petite longueur, d’avance, miner le premier bloc, stabiliser les transactions et laisser aux autres  : la  spéculation, le commerce des biens de consommation, le blanchiment, la thésaurisation. 
Pecunia non olet ? Une chose est sûre, les vertus supposées de l’urine du peuple se trouve être aussi un puissant remède à la cupidité d’un Vespasien.  Pour sa part, Leonardo entrevoit dans la cryptomonnaie un puissant remède à sa névrose ; si l’algorithme tient la route, patience, codage, débogage et longueur de temps feront le reste. Elle lui permettra, sans être milliardaire, de s’offrir ces feuilles de papyrus, de parchemin ou de vélum réservés aux seuls nantis de la planète.Voir Bill Gates s’offrir le codex Leicester a été un déchirement. Plus jamais ça !
Codex ou volumen, incunables ou premières éditions, palimpseste ou non, chaque ouvrage portant en lui l’histoire de l’humanité attire irrésistiblement une frange cultivée et fortunée  de la population. Obsession du titre manquant, de l’étagère vide d’un exemplaire unique, 
Pourquoi  n’est-il pas : 
Lucius Clapurnius Piso Caesoninus ? beau-père de  Jules César, entouré de mille manuscrits dans sa villa de Pompei ;  
L’unique descendant des Médicis ? pour revendiquer une part de la bibliothèque Laurentienne, 
L’ultime rejeton oublié du cardinal Bessarion ? pour rêver de s’approprier quelques ouvrages choisis de la Marcienne. 
Si les premiers blocs ne valent rien, même pas le prix de l’électricité, de l’énergie, nécessaire à leur création ; effet papillon oblige, la première transaction avec Hal Finney, icône de la communauté cryptographique californienne, suffit à faire vibrer les câbles trans-atlantique, trans-pacifique, à faire chauffer, fondre les processeurs. Le On - indéfini par nature mais pourtant bien distinct suivant le camp choisi - s’est mis à miner d’autres blocs à construire cette putain de monnaie qui dérange ; impressionnant  chamboule-tout dont On ne connaît pas encore la force. On lui a attribuer une valeur, sans repères l’homme de la rue est paumé.
Et quand, par un simple échange peer to peer Leonardo acquis au nez et à la barbe de tout le microcosme bibliophile l’édition originale du Morgante, personne n’a vraiment bronché, ne s’est réellement  posé de question. Une transaction fantôme pour l’oeuvre de Pulci, fustigée par Savonarole, du haut de sa chaire du Duomo, mis à l’Index par la papauté, et annotée par le Vinci, un ouvrage mineur pourtant.
Suivirent le De prospective pingendi de Piero della Francesca, une édition vulgarisée Du Ciel d’Aristote,  le Trattato di architettura civile e militare par Francesco di Giorgio Martini, le De pictura d’Alberti, la Divina Commedia édité par Manuce in ottavo en 1502, le souffreux  Hypnerotomachia Poliphili et le sublime Oratio de hominis dignitate de Pic et d’autres encore.
On - les agnostiques, les autres  - eut un temps envie de voir à la manoeuvre ce Niçois, gagnant du Loto paraît-il, dont les démêlées avec le fisc, avec la police ébranlent le marché. Sa chaîne de Ponzi, élaborée pour acquérir les plus beaux livres, n’était pas encore grippée. MAF la joua  profil bas. Ne voulant pas endosser ces acquisition « opaques », il  avait mollement démentit, mais l’inventaire des saisies avait corroboré son dire et posé une nouvelle question. 
Quid du Sade ? 
Quid de ce volumen de 12,10 mètres rédigé dans les geôles parisiennes et dont il était si fier ; son précieux ?
Malin et aux abois, le courtier comprit vite comment tirer partie de cette proposition venant de nulle part. On lui « rachetait » son Sade contre des milliers de DVC. 
Pour 7 milliards d’humains cette transaction était un mystère, un marché de dupes, un non sens. Pour lui et son acquéreur c’était l’avenir. 
En multipliant les porte-monnaies à l’infini, personne ne pourrait se saisir du montant de cette vente passant toutes les secondes d’un continent à l’autre, sans interruptions, pendant toutes les années où il croupirait en prison. Pour Leonardo, écrire ce petit programme avait été un jeu d’enfants. Pour l’interrompre il suffisait d’une clé dont MAF était le seul détenteur. S’il mourrait, les bits continueraient leur course folle, sauf si. 

Mais on n’en n’était  pas là. Sans scrupules, ni doutes sur l’honnêteté des acteurs du marché, le Toscan pouvait maintenant s’offrir tous les manuscrits en mains privées du marché, et sa névrose de trouver enfin un peu de répit….

jeudi 10 avril 2014

L'HOMOSEXUALITÉ DE LÉONARD ET MICHEL-ANGE

NOS AMOURS FLORENTINES


Sur les bords de l'Arno dans les carrière de Carrare
 les hommes sont beaux.

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mardi 8 avril 2014

WEEK END À FLORENCE COMMENT RÉUSSIR SON SÉJOUR

WEEK END À FLORENCE

Pour préparer votre séjour à Florence :





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Attention les titres et couvertures peuvent être différents selon les versions.

VACANCES EN TOSCANE COMMENT RÉUSSIR SON SÉJOUR

VACANCES EN TOSCANE


Pour vous préparer au voyage deux guides :


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lundi 18 novembre 2013

Sans grande conviction expo au Luxembourg ce jour : La Renaissance et le Rêve. 
J'avais tort, je suis ressorti enthousiasmé. 
On y parle pas de Léonard mais pas mal de Michel-Ange avec entre autre une poème manuscrit original. 
Et puis il y a les livres et notamment deux éditions originales de 1499 du Songe de Poliphile d'Alde Manuce . A la librairie une édition contemporaine pour comparaison. Vraiment on est loin de faire aussi bien. Si Aldo revenait aujourd'hui il serait surpris du peu de progrès de l'édition germanopratinoise par exemple (comme on est plein dedans). Et si vous pensez "aux superbes livres" de Taschen ou autres, on est quand même allez sur la Lune pour mémoire.
Ajouter à cela deux ou trois fresques transposées sur toile dont une de Luini (un pote de Léonard dans l'atelier de Verrocchio) et j'étais comblé. Bien sûr il y a Véronèse, Le Greco et Bosch, mais je m'en fout.
Une fois sorti, je suis allé à La Procure voir la borne Epagine. J'ai voulu vendre ma soupe à la responsable du magasin. Elle est sympa cette borne avec visualisation de l'extrait, de la couverture, du résulmé etc. Bonc il manque la musique et la vidéo, mais quand même.
Malheureux, tu n'as pas encore compris que le libraire n'aime pas le numérique. Je me suis fait renvoyé dans mes 22, et rangé parmi les patrons de l'enseigne qui visiblement ne sont pas suivi par les hommes et femmes du terrain. J'ai eu le droit évidemment à la phrase qui tue : on s'y mettra quand on aura plus de client (dixit).
J'avais eu la même mésaventure avec Galignani rue du Louvre.
Une fois ça va, deux fois ça commence à faire beaucoup 

mercredi 13 novembre 2013

Parmi la collection des Guides MAF consacrés à Léonard de Vinci, Milan Visites avec LDV est à part. Il est gratuit.
Gratuit car financé en partie par des annonceurs triés sur le volet. Chacun s'insère dans l'univers léonardien sans perturber votre lecture. Certes vous êtes exposé à l'annonce de l'entreprise choisie, mais nous n'avez pas à payer un ouvrage de 180 pages consacré à une période très riche en évènements, en découvertes. C'est l'âge de la plénitude pour le Vinci, de la découverte d'un  autre monde. Milan est la capitale de la Lombardie. Son rôle hier est aussi important que celui qu'elle tient aujourd'hui. L'histoire est injuste avec cette capitale. Les Milanais et les Lombards savent attirés ont su retenir auprès d'eux d'autres génies : Bramante, le premier architecte de Saint-Pierre-De-Rome, Luca Paccioli le moine comptable. Tous d'eux sont des intimes du maître de la Joconde, ils méritent d'être connus.
Déjà un millier de lecteurs se sont laissés séduire par cette approche innovante, et dans le monde du livre numérique francophone c'est presque un miracle. Une nouvelle version sera disponible pour Noël avec de nouveaux articles, de nouveaux annonceurs.
Restez branchés ;-)

vendredi 25 octobre 2013

C'est une bonne nouvelle que ces découvertes, partielles certes, de fresques entre les divers lieux de séjours de Léonard :  http://now.msn.com/leonardo-da-vinci-work-discovered-in-milan-under-layers-of-paint.

vendredi 4 octobre 2013

Un nouveau tableau de Léonard de Vinci mis à jour. Il s'agirait du portrait d'Isabelle d'Este dont le carton est conservé au Louvre.
Si c'est confirmé, en route pour Mantoue et les bords du Mincio, si ce n'est pas confirmé aussi d'ailleurs la ville est belle son histoire de Virgile à Mantegna est intéressante.






mercredi 7 août 2013


Pour vous le peintre de la Joconde et celui de la Sixtine ont suivi un chemin, somme toute classique, d’un artiste dont l’homosexualité va de soi, à l’image d’un Grec de l’époque classique. 
Parfaitement étranger aux amours du Grand Léonard, du Terrible Michel-Ange votre curiosité vous pousse peut-être à en savoir plus sur l’homosexualité masculine, sur le pourquoi si ce n’est sur le comment. 
Vous risquez d’être surpris.... à la lecture des superbes poèmes d’amour du sculpteur pour un jeune aristocrate Romain, au suivi d’un cheminement conduisant le polytechnicien de la Renaissance de la couche d’un jeune éphèbe au renoncement à la chair. 
Très vite les clichés s’estompent et l’on devine, encore une fois, des personnalités hors du commun.


lundi 10 juin 2013

VOUS AVEZ AIMÉ INFERNO DE DAN BROWN, VOUS ALLEZ DÉTESTER LES GUIDES MAF



mardi 30 octobre 2012

Pour appréhender l'expo de la Cité des Sciences


Voyages en France avec  Léonard de Vinci sur l'actualité de l'iBook Store dans la section conçu avec iBooks Author.
Il faut sûrement revoir la couverture. Par contre pour aborder l'expo de la Cité des Sciences c'est un excellent début. Si vous vous posez la question du génie de Léonard, vous aurez une réponse inattendue ;-)

dimanche 28 octobre 2012

Patrick Boucheron se trompe sur Léonard


"Il [Léonard] s'inspire du vivant, cherche à comprendre le mouvement universel, mais ne cherche pas à voler. Il n'en n'a pas l'idée." Une phrase de Patrick Boucheron dans un encart du Point sur l'expo Léonard de la Cité des Sciences.
L'historien commet une erreur , l'idée de voler habite évidemment le Vinci comme il habite le « Docteur admirable » Roger Bacon. Au 13ème siècle il nous fait partager, dans son  De mirabili potestate artis et naturae,  un univers en tous points comparables à celui du Vinci : On peut construire des moyens de navigation sans rameurs …. On peut aussi construire des chars qui se meuvent sans cavalier, par l’effet d’une force admirable. Et je pense que les chars munis de faux avec lesquels combattaient les Anciens étaient de ce type. On peut aussi construire des machines pour voler, fabriquées de telle sorte que l’homme, se tenant au centre de la machine, la manœuvre au moyen d’un instrument qui permettent aux ailes construites avec art de battre l’air comme font celles des oiseaux quand ils volent.
Il suffit ensuite de se rendre à Fiesole, à Milan , et de  lire Jérôme Cardan (1501-1576), l'inventeur éponyme : Vinci tenta lui aussi de voler, mal lui en prit.
Alors un bon conseil, si vous souhaitez aborder cette expo en toutes connaissances de causes, suivez le guide ;-)

jeudi 18 octobre 2012

Aristote, Traité de la peinture

Avant celui de Cennini, d'Alberti, de Léonard, de Vasari à extraire de ses Vite, de Dolce et de bcp d'autres encore, Aristote dans sa poétique s'exprime sur la peinture et les peintres de son époque, dont aucune oeuvre ne nous est parvenue (dommage). Pourquoi est-ce intéressant ?
En premier lieu certaines réflexions sont toujours d'actualité. Secondement ses idées sans  être connues des peintres de la Renaissance, la Poétique n'est traduite et publiée qu'en 1548, sont partagées par les plus grands artistes, ce dernier mot n'existe pas encore à l'époque,  des 15ème et 16ème siècle.
Evidemment nous ne sommes pas face à un traité  à proprement parlé, mais à des réflexions assez pénétrantes pour nous guider encore devant une oeuvre contemporaine ou classique dans un musée, pour briller lors d'un vernissage, encore faut-il y être invité ;-), d'un dîner ou d'un tête à tête avec son chat. Il s'agit d'extraits explicites, mais implicitement Aristote brosse dans ses cours les caractéristiques d'une bonne tragédie, d'une bonne peinture, d'une bonne comédie, d'un bon film etc., d'un bon guide. Il suffit d'adapter les préceptes de cet ouvrage ésotériques, non destiné à la publication, à sa discipline et d'y réfléchir encore et encore.

- On aime regarder les images parce qu'en même temps qu'on les contemple on apprend et on raisonne sur chaque chose comme lorsque l'on conclut : cette image c'est lui. Si on se  trouve
ne pas l'avoir vu auparavant[le modèle à imiter] , ce ne sera  pas l'imitation qui procurera le plaisir, mais le fini dans l'exécution, la couleur ou une autre cause de ce genre.

- D'ailleurs les tragédies de la plupart des auteurs modernes sont sans caractères et, de manière générales, c'est le cas pour de nombreux poètes : de même en peinture, Zeuxis se trouve, de ce point de vue, en mauvaise position par rapport à Polygnote, car ce dernier est un bon peintre de caractères alors que la peinture du premier ne laisse aucune place au caractère.

- Si quelqu'un répandait au hasard les plus belles teintures [couleurs], il ne charmerait pas de la même manière que s'il dessinait une image en noir et blanc.

- Il faut imiter les bons portraitistes : ceux-ci en effet, en rendant la forme propre, peignent des portraits ressemblant mais plus beaux.

- Le poète est imitateur, tout comme le peintre ou tout autre faiseur d'images, il doit nécessairement toujours imiter l'une de ces trois situations : ou bien les choses qui ont été ou existent, ou bien les choses qu'on dit ou qui semblent exister, ou bien celles sui doivent exister.

- Du point de vue de la fiction l'impossible persuasif est préférable à ce qui n'est pas persuasif mais possible ; et peut-être est-il impossible qu'il y ait des hommes tels que Zeuxis les peignait, mais il les a peint en mieux, car ce qui sert d'exemple doit être supérieur.

Reste à faire le même travail sur les Politiques, mais on verra plus tard.

dimanche 14 octobre 2012

Léonard et Michel-Ange à Venise


SOMMAIRE

Le 13 mars 1499 Lorenzo Gusnago, un facteur d’instrument au service d’Isabelle d’Este, sort de l’atelier vénitien de Léonard et écrit à son mécène
Vénitie

pastedGraphic.pdf Parmi les inventions inutiles et impossibles de l'Homme, il convient de citer la quête du mouvement perpétuel, appelé par certains,  roue perpétuelle. 
Souvenirs de Venise

N’insulte pas en moi, femme, mes bons parents. / Je souffre tous les maux à l’exil inhérents./Sans subir, comme toi, le honteux esclavage.
Riva Degli Schiavoni

pastedGraphic_1.pdf Comme chez les Vénitiens, dans l'arsenal, / bout en hiver la poix tenace / pour calfater les bateaux avariés.
L’Arsenal

Au diable les cartes postales, le Grand Canal et les gondoles, les lampes de chez Fortuny, et pourtant comme j’aimerai en posséder une, au diable les aristocrates et leurs palais, les grosses fortunes et leur yachts à l’encre.
La Venise mineure

Soyons curieux et portons  notre regard  sur la sangle de la selle, là où apparaît la  signature du fondeur de cette statue : Alexander Leopardus VF opus.
Campo San Giovanni & e Paolo

Les Utopiens sous la plume de Thomas Moore aiment Plutarque, leur auteur favori ; l'enjouement et les grâces de Lucien les enchantent.
Campo Sant’Agostino

D’abord il y l’homme Vitruvien, image oh combien prégnante. Ensuite il y a les études, celles de Bataille d’Anghiari (voir Florence), de la Cène, de bambins potelés aux visages poupins, d’hommes matures au profil altier etc. etc.
Galleria dell’Academia

Dans le guide de la Vénétie julienne édité par le Touring Club Italien, on peut lire à la page consacré à la Gradisca : De l'église de l'Addolorata, le  campiello Giovanni Emo mène au Château..
Gradisca d’Isonzo

A Venise se trouvent d’admirables œuvres du Chevalier Titien, homme de grande valeur dans le domaine de la peinture et les portraits.
Michel-Ange

Tiziano Vecellio est né à Pieve di Cadore, une bourgade des Dolomites, dans une famille ou les notaires succèdent aux avocats, aux administrateurs de sociétés.
Titien et l’art vénitien

Le natif d’Arrezzo, en exile sur le Grand Canal, est connu par son portrait, sa prose licencieuse ou impertinente, sa langue de vipère, ses amitiés et inimitiés avec les hauts personnages des États,
Palais Bolani sur le Grand Canal

Combien les tableaux récents, grâce à la beauté et à la richesse des couleurs, sont-ils, d'une façon générale, plus éclatants que les tableaux anciens!
Les Guides MAF

samedi 13 octobre 2012

Venise, sur les traces de Léonard, de Michel-Ange.




Je voulais voir certains lieux, découvrir une atmosphère alors je suis allé au musée Maillol à la rencontre de Canaletto. Le marché de l'art semble lui faire les yeux doux, pour ma part je trouvais ses vedute distrayantes, sans plus. Ce n'est pas de la photo, mais comme l'hyper réalisme ces tableaux sont assez froids.
Evidemment la technique est parfaite, mais les ciels sont pesants, les personnages figés, effet de la camera obscura ?, et la Salute est omni-présente. On en peut plus de la voir sous toutes les coutures.
En fait le peintre vénitien ne parvient pas à nous raconter une histoire.
Si vous connaissez la Sérénissime, pas de dépaysement, les touristes et vendeurs à la sauvette en moins.
Seulement comment deviné derrière la Riva degli Schiavoni le trafic d'esclaves, la vente de la mère de Léonard à un marchand Toscan ?
Comment devant le quadrige de Saint Marc deviné le sac de Constantinople et les rapines vénitiennes ?
On n'ose même pas imaginé la fuite de Casanova des Plombs, un fêtard tombant à l'eau, une prostituée vous racolant.
Le hic ? La ville musée, est plus éblouissante en ses murs. Elle vous accapare au premier pas, mais les chocs sont quand, de la lumière vous passez à la pénombre de ses églises, de ses scuole.
Canaletto à peint Venise, mais la peinture vénitienne est absente de ses toiles. Et cette dernière est évidemment pour le Vinci ou Michel-Ange, l'Arétin ou Vasari un sujet de disputes. On en discute encore et pour cause. Après Bellini, Titien et Giorgione, d'autres, je pense au Tintoret, ont porté cet art au sublime, mais pas Canaletto. Pourtant quand on jette un oeil à ses dessins, à ses croquis on est conquis. Il semble être prisonnier d'une mode, de son succès. Une toile ou deux nous permette d'espérer une autre facette, mais la gangue est trop forte.

mercredi 26 septembre 2012

Nouvelle, nouvelle Joconde

J'ai pris cet article en anglais car Kemp, le Mr Belle Princesse y est mentionné. Il y a ensuite un commentaire érudit sur le support de ce tableau : la toile.
1) C'est amusant de lire un Kemp sceptique pour les travaux de ces collègues. S'il avait affiché le même état d'esprit  pour "sa découverte", ses arguments pour une attribution Léonardienne auraient été certainement plus convaincant. A-t-il lu ceux avancés par les inventeurs de cette "nouvelle" Joconde ?
2) C'est une peinture sur toile. Jamais Léonard n'a peint sur toile. Tel est l'argument avancé par les spécialistes pour rejeter la Madone de Laroque. Et bien il va falloir peut-être revoir les copies. Le grand expérimentateur de l'art de la peinture avait-il une aversion pour ce support ? J'en doute.
3) Ne peut-il existé qu'une version de la main de Léonard de l'icône de la peinture? Non . Il existe plusieurs versions de la Vierge aux rochers. Si le public aime, si l'auteur aime, l'atelier est à même de reproduire en n exemplaire une oeuvre.
Avant de se jeter dans la bagarre il faut voir cette oeuvre, qui ne sort pas de nul part, et lire l'ouvrage qui lui est consacré. Léonardien ou léonardesque, ce dernier mot a été inventé par le maître lui même, peu importe, sauf pour les sous. Ce tableau nous aidera certainement à combler des vides. 

dimanche 26 août 2012

Anaphore et Michel-Ange


Moi Michel-Ange j'aime la sculpture avant la peinture, les hommes avant les femmes.
Moi Michel-Ange j'aime le Trebiano
Moi Michel-Ange j'aime écouter mes poèmes mis en musique par Arcadet, par Tromboncino.
Moi Michel-Ange j'ai peur des Médicis, des Della Rovere, des tyrans, des papes.
Moi Michel-Ange j'aime l'argent, et  mon avarice me conduit.
Moi Michel-Ange, j'aime Florence et sa République, l'Arno avant le Tibre.
Moi Michel-Ange j'aime Carrare et ses carriers, le marbre avant le bronze.
Moi Michel-Ange je ne fuis pas la guerre et suis du camp des vaincus.
Moi Michel-Ange j'aime Dante et m'identifie à lui autant qu'il se peut.
Moi Michel-Ange j'aime Dieu, et  m'écarte de l'église catholique.
Moi Michel-Ange j'aime l'oxymore en sculpture, en poésie.
Moi Michel-Ange j'aime la nuit, elle m'inspire, je lui dédie mes arts.
Moi Michel-Ange j'aime l'art mais peu les autres artistes, Léonard en tête.
Moi Michel-Ange j'ai eu envie d'aller en France, d'aller chez les Turcs.
Moi Michel-Ange j'étais triste quand mon David de bronze est parti pour Bury pour s'y perdre à jamais.
Moi Michel-Ange j'aime l'encre, l'arc, les pigments, les notes, le papier et tous les supports.
Moi Michel-Ange j'aime les Guides MAF ;-)

mardi 31 juillet 2012

Mécanique bien huilée pour le Salvator muni

La mécanique est bien huilée. Un expert attribue le Salvator Mundi à Léonard, un commissaire d'expo l'accepte et un musée US, ils n'en possèdent pas bcp des Vinci, veut s'en porter acquéreur. 200 M$ c'est pas cher pour un vrai Léonard.



jeudi 26 juillet 2012

Léonard de Vinci, une nouvelle sculpture


Une sculpture de Léonard est rare, mais pas exceptionnelle. Si celle présentée aux US cette semaine est bien de lui c'est intéressant pour deux raisons :
1)Léonard sculpteur est une facette peu étudiée sauf pour le groupe Sforza (Voyages en Lombardie)
2) C'est un nouvel élément pour les relations entre le maître de la Joconde et Charles d'Amboise (Voyages en France).
On date ce modèle vers 1508. Il s'agit d'un bloc de cire d'abeille solidifié représentant un cavalier en costume militaire sur sa monture. On pense à Charles d'Amboise alors  gouverneur du milanais. Le modèle aurait été récupéré  par Francesco Melzi après la mort de l'artiste et conservé dans sa famille. On le retrouve en Suisse en 1930. Cette étude est documentée dans certains ouvrages à partir des dessins appartenant à la reine d'Angleterre.


Après ? C'est une question d'argent. Des hommes d'affaires la voient en 1985, l'un deux s'en porte acquéreur et fait fabriquer un moule. Aujourd'hui on fond une réplique en bronze et  on la présente au  monde entier. Pour attiser la convoitise ou rendre hommage à Léonard ? On verra bien.